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LES PRODUITS > Coing

Le coing fait patte de velours

Le cognassier à fruits est originaire de l’Azerbaïdjan et des bords de la mer Caspienne. Bien que cultivé depuis les temps les plus anciens, il est l’arbre fruitier ayant subi le moins de modifications dans la saveur originelle de son fruit. Celle-ci a l’originalité rare de n’être comestible qu’une fois cuit en raison de la présence de tannins qui lui confèrent un goût âcre et astringent et de sa fermeté même à maturité.

Le coing se présente sous la forme d’un gros fruit ventru, souvent en forme de poire. Il est recouvert d’une peau d’un beau jaune, rugueuse et duveteuse à maturité. Sa chair est ferme, coriace, acide, astringente et exhale un fort parfum qui se communique aux objets qu’il touche. Il se récolte le plus tard possible à l’automne car les fruits ne mûrissent et ne grossissent que sur l’arbre. Sur un fruit mûr, le duvet s’enlève facilement par simple frottement. Il n’existe pas de vergers commerciaux de cognassiers. La culture du cognassier à fruits est pratiquée en France dans de petits vergers ou sur des arbres isolés, principalement dans le Sud-Est et dans le Nord-Est (Bas-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Côte-d’Or).

Acheter

A la bonne maturité, le coing dégage un délicieux parfum. Il est couvert d’un léger duvet qui s’enlève facilement en frottant.

Le coing se conserve parfaitement pendant plusieurs semaines, dans un endroit frais et aéré. Servi en accompagnement d’une viande ou d’un gibier, compter un demi-coing par personne. Pour une compote, trois coings suffiront.

Préparer

Cru On ne consomme jamais ce fruit cru. Ses tannins lui donnent trop d’astringence et sa chair dure et granuleuse le rend inmangeable avant cuisson.

Cuit
- A la casserole. Compote de coings au gingembre confit et au miel (cuisson : 45 à 55 minutes) ; gelée de coing (cuisson : 1 heure).
- A la poêle. Tranches de coing (précuit) revenu 7 à 8 minutes dans le beurre pour accompagner une pintade rôtie.
- Au four. Gratin de pommes, poires et coings (précuits) aux amandes concassées (cuisson : 15 à 20 minutes à four chaud).

Liquide On prépare une gelée de coing (les coings sont cuits avec du sucre et de l’eau et on passe au tamis fin) qui peut servir dans des préparations sucrées ou salées (pour parfumer le jus de volaille par exemple).

Tendances

Plantureux fruit de l’automne, le coing dégage un parfum floral extraordinaire. Il relève les sauces, apporte une note aigre-douce aux plats salés et offre moelleux et onctuosité aux desserts.

Le + végétal

Terrine de fruits à pépins. On prépare une gelée de coing dans laquelle on fait pocher des quartiers de pommes et de poires. On les place dans un moule à terrine et on nappe les fruits de cette gelée. On commencera avec un gratin de chou-fleur et de pommes de terre.

Le point de vue du diététicien

Le coing est réputé pour son effet régulateur au niveau du transit intestinal. Riche en fibres solubles (pectine), il contient également des tannins. Ces derniers lui confèrent des vertus astringentes, car ce sont de véritables ralentisseurs du transit. On conseille donc le coing, bien cuit et pas trop sucré, en cas de diarrhée, de côlon irritable ou de spasmes douloureux.

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