Les vertus des petites baies noires
Proche parent des groseilles rouges et blanches, le cassis provient d’une espèce de groseillier, le groseillier noir ou « Ribes nigrum ». Apprécié à l’origine pour ses vertus médicamenteuses, il est aujourd’hui consommé sous forme de confitures, sirops, crèmes glacées, pâtisseries, liqueurs...
Le cassis, remède naturel
Connu pour ses vertus thérapeutiques, le cassis fait partie des remèdes naturels dont on se passe la recette de génération en génération. Une tradition orale renforcée lorsque l’abbé Bailly de Montaran publie, en 1712, « Les propriétés admirables du cassis ». Panacée universelle, le cassis est un puissant remède. Selon l’abbé Bailly, « il est le plusprompt et le plus efficace des contrepoisons, excellent contre les morsures de serpents, vipères, aspics, scorpions et chiens enragés. C’est un remède pressant pour guérir les piqûres de moucherons, abeilles, guêpes, frelons, araignées et universellement contre tous les poisons. Infaillible pour toutes les fièvres pourprées, pour la peste même, pour la picotte et la petite vérole. Il chasse les vers tant des enfants que des grandes personnes et on s’en est servi utilement pour guérir les fièvres tierces, doubles, quartes et même continues, il donne le mouvement à quelque partie du corps qui les aurait perdus depuis peu par quelque humeur froide comme la goutte. »
Encore aujourd’hui, le cassis possède des propriétés médicinales reconnues. Il compte parmi les fruits les plus riches en vitamine C à raison de 150 à 200mg aux 100g, soit bien plus que nous offre la plupart des autres fruits. Sa teneur en calcium, magnésium et potassium est également importante. Il doit la couleur noire de ses baies à des pigments anthocyanes qui lui donnent, comme à la myrtille, le pouvoir d’accroître l’acuité visuelle. Recommandé en cas de problèmes intestinaux, il complète les sucs gastriques lorsqu’il est pris après les repas. Son jus entre dans les cures antirhumatismale et antigoutte. On le conseille contre les maux de gorge et gonflements d’amygdales. Il protège l’appareil circulatoire...
Des baies et... des feuilles
A l’instar des petites baies noires, les feuilles de cassis sont également réputées pour guérir de nombreux maux. Elles sont riches en flavonoïdes dont les propriétés anti-inflammatoires sont connues, même en médecine traditionnelle. Les feuilles de cassis ont ainsi une action lors des poussées inflammatoires des rhumatismes et de l’athrose. De plus, elles sont un excellent diurétique qui permet de combattre la rétention d’eau et d’éliminer l’acide urique. Par ailleurs, elles donnent de bons résultats dans le traitement de l’athrose du genou.
Remèdes de grand’mères

Contre les piqûres d’insectes, froisser des feuilles de cassis et frotter la plaie.

Contre l’angine, manger des fruits et faire des gargarismes avec leur décoction (50g par litre d’eau).
Le saviez-vous ?
Les aromaticiens se servent des bourgeons de cassis pour leurs vertus de fixateurs et d’exhausteurs de goût. Cela fixe le parfum sur la peau.